Politiques : soyez volontaristes, lâchez prise !

Voici mon article pour le concours organisé par l’Institut Économique Molinari sur le thème du « courage de la réforme », dans le cadre de l’Université d’automne en économie autrichienne :

Dans les grands médias se succèdent les partisans de la « baisse du coût du travail » et les partisans de la « relance ». Mais une troisième voie semble avoir été choisie par le gouvernement du changement : l’immobilisme, pour ne pas « brusquer » le frémissement de ladite « reprise » !

Le choix se présente donc ainsi : fin du chômage mais salaires de misère (solution « de droite »), fuite en avant dans l’endettement (solution « de gauche »), ou… la méthode Coué. Dans ces conditions, comment retrouver l’espoir ? Comment avoir foi en l’avenir ?

Pour que tout le monde s’enrichisse, il faut créer des richesses. La création de richesses, c’est l’utilisation judicieuse de travail et de capital par un entrepreneur. Or, si les pouvoirs publics imposent ou excluent de plus en plus d’utilisations possibles de ces deux intrants, alors l’entrepreneur ne peut plus les utiliser conformément aux besoins les plus urgents exprimés par les consommateurs. Dès lors, c’est très simple : il faut et il suffit de libérer le travail et de libérer le capital. Massivement.

Quel est l’obstacle à ce plan ? La théorie des choix publics analyse froidement la politique comme un marché où, pour en gagner une part, il faut savoir séduire. Elle nous enseigne que la tentation de faire voter des lois au profit de quelques uns est irrésistible, car la plus grande partie de la population n’en sera que très peu impactée, alors que les minorités qui en profiteront feront tout pour les conserver. Ainsi les réglementations entravant le travail des entrepreneurs s’accumulent. Comment faire adhérer la population à un programme de libération de l’économie quand tout le monde reste accroché à ses privilèges réglementaires ? En libérant tous azimuts ! Car il faut que ceux qui perdent un privilège sachent que les autres en perdent aussi. Ainsi chacun verra ses perspectives d’avenir après les réformes, perspectives supérieures à celles obtenues en restant dépendant de la réglementation. Quelles sont ces réformes courageuses à entreprendre ?

Libérer le capital.

Libérons le foncier dans toutes les communes pour arracher aux maires l’arbitraire de la destination du foncier, propice aux injustices et à la pénurie de logements. Libérons les entreprises de la tutelle de l’administration en supprimant les subventions et les niches fiscales tout en diminuant l’impôt sur les sociétés et plus largement la taxation des revenus du capital ; la principale clé de l’augmentation de la productivité est là. Libérons la monnaie de sa réglementation bancaire pour en finir avec l’inflation des prix, les bulles d’actifs et les récessions qui ruinent les épargnants et gaspillent le capital.

Libérer le travail.

Libérons les professions réglementées pour montrer au chauffeur de taxi qu’il pourra payer ses médicaments moins chers chez un pharmacien soumis à la concurrence. Libérons le beau métier d’enseignant pour faire profiter aux enfants de la diversité des pédagogies, du savoir et faire émerger les meilleures pratiques. Libérons le contrat de travail, des fonctionnaires aux stagiaires, pour en finir avec l’exclusion sociale des hors-système. Libérons l’assurance maladie et la profession de médecin pour profiter des effets vertueux de la concurrence. Libérons l’assurance chômage pour en finir avec l’intrusion de l’État dans les choix de vie des individus. Libérons le financement de la retraite en permettant à chacun de la prendre quand il le souhaite selon ses propres aspirations et la pénibilité qu’il ressent, le tout sans usine à gaz !

Le courage est payant dans la mesure où les réformes sont assumées pleinement. Les demi-mesures ne font que permettre aux immobilistes de gagner du temps : il faut leur couper l’herbe sous le pied. Plus la ré allocation des ressources dans l’économie sera brève, plus courte sera la difficulté et la peine de voir son mode de vie remis en cause. Et on a vu dans l’histoire de nombreux pays se redresser très vite : la liberté économique est un moteur infaillible vers le progrès social.

La prospérité est à portée de main ! Haut les coeurs : laissons faire !

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